Reconnaître l’Etat palestinien
A l’approche de la prochaine Assemblée Générale des Nations Unies, le débat porte aujourd’hui sur la reconnaissance internationale de l’Etat de Palestine. A la suite des déclarations du porte-parole français, la semaine dernière, à l’ONU, les regards se tournent naturellement vers l’Europe qui semble davantage encline à franchir le pas que son allié outre-Atlantique. Il est nécessaire de souligner qu’à l’heure actuelle, neuf des vingt-sept membres de l’UE reconnaissent déjà l’Etat palestinien[1]. D’autres pays, comme la France, ont annoncé qu’ils étaient favorables à une telle démarche.
L’Association belgo-palestinienne appelle la Belgique et l’UE à prendre leurs responsabilités et à adopter une position forte en reconnaissant l’Etat de Palestine dans les frontière d’avant la guerre de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.
Reste néanmoins à souligner que la reconnaissance de l’Etat palestinien n’est pas un but en soi : elle doit nécessairement s’accompagner de mesures concrètes afin de contraindre Israël à respecter le droit international et l’ensemble des résolutions des Nations Unies précisant le droit à l’autodétermination du peuple palestinien. En effet, l’occupation, la colonisation et leurs conséquences empêcheraient toute indépendance réelle, voire toute viabilité d’un Etat palestinien.
La récente nouvelle d’une réconciliation palestinienne entre les mouvements du Fatah et du Hamas est encourageante et laisse envisager une politique palestinienne d’union nationale. L’Association belgo-palestinienne appelle donc la Belgique et l’UE à soutenir également de tout leur poids diplomatique ce nouvel effort de réunification palestinienne.

[1] Lorsque, le 15 novembre 1988, le dix-neuvième Conseil National Palestinien avait déclaré l’indépendance de l’Etat palestinien, certains Etats de l’Europe centrale et orientale – Albanie, Autriche, Biélorussie, Bulgarie, Chypre, République tchèque, Hongrie, Malte, Pologne, Roumanie, Russie, Slovaquie, Ukraine, Vatican – l’avaient déjà reconnu.